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Les nuits de la Chauve-souris 2019

Dans Biodiversité, Maison éclusière de Long, Parc Naturel Régional Par MAWEYL

Cette année encore Baie de Somme 3 Vallées, porteur de la démarche de Parc naturel régional Baie de Somme Picardie maritime, et la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM) vous invitent à participer, le 23 août à Long et 24 août à Saint-Riquier, à La nuit de la Chauve-souris 2019. 

Les chauves-souris, ces mammifères discrets virevoltant à la tombée de la nuit, sont partout autour de nous. Pourtant, elles restent méconnues et victimes de nombreuses idées reçues.

« Non elles ne sucent pas de sang, non elles ne s’accrochent pas aux cheveux et non elles ne sont pas aveugles. »

Depuis des siècles, de nombreux préjugés sont attribués à ces animaux volants, et pourtant, les chauves-souris sont plus bénéfiques que maléfiques.

Alors abandonnez tous ces préjugés et venez apprendre tout ce qu’il faut savoir sur ces magnifiques animaux, le seul mammifère volant.

Baie de Somme 3 Vallées, porteur de la démarche de Parc naturel régional Baie de Somme Picardie maritime, et la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM) vous invitent à participer, les 23 et 24 août 2019, à La nuit de la Chauve-souris 2019 ce grand événement international à Long et Saint-Riquier.

Des spécialistes vous proposent des sorties nocturnes à l'écoute des chauves-souris, de découvrir les mythes et les légendes autour de ce petit mammifère (du Moyen-Age à Batman).

Ces deux nuits sont gratuites et ouvertes à tous ! De riches soirées pour découvrir, s’enthousiasmer et aimer ces fascinants mammifères nocturnes.

2 nuits, 2 lieux, 2 ambiances

 

Mieux connaître les chauves-souris

Le régime alimentaire des chauves-souris

Les chauves-souris sont pour la plupart insectivores. Alors que les dernières études montrent que les populations d'insectes chutent considérablement depuis quelques années, il est donc essentiel de protéger notre environnement dans son ensemble pour assurer le couvert à toute la faune présente en adoptant des pratiques respectueuses de la conservation des milieux et des espèces. Cette année, nous avons donc choisi comme thème celui du régime alimentaire. Outre les insectivores, vous découvrirez que d'autres espèces présentes en France sont aussi piscivores, carnivores dans de rares cas, nectarivores, frugivores et hématophages pour certaines se trouvant dans les Dom-Com.

La chauve-souris de l'année

Pour la deuxième année consécutive, l'espèce désignée comme « Chauve-souris de l’année » par Batlife Europe est le Petit rhinolophe, une des espèces les plus anthropophiles qui soient. Plus de 30 pays en Europe se sont engagés à faire découvrir cette espèce, les menaces qui pèsent sur elle ainsi que les actions menées pour la conserver comme sa prise en compte lors de rénovation dans les milieux bâtis ou dans la fermeture des milieux souterrains

Petit Rhinolophe accroché dans une grotte Chauve-souris (Petit Rhinolophe) (France, Vachères (PACA)) ; ©Lylambda (lylambda@gmail.com)

Petit Rhinolophe accroché dans une grotte Chauve-souris
©Lylambda 

La chauve-souris et le futur Parc naturel régional

16 sites d’hibernation ont été mis en évidence sur le territoire du Parc, dont 2 d’environ une centaine d’individus, et 22 sites d’estivage, dont 1 d’environ 300 grands murins, et une dizaine de sites de 100 à 200 individus. Notons l’abondance des contacts obtenus avec la Barbastelle d’Europe autour de la forêt de Crécy, espèce majoritairement localisée, en Picardie, sur le territoire du Parc, ainsi que la présence du très rare Murin des marais dans la baie d’Authie, observé jusqu’à présent uniquement du côté Pas-de-Calais.

Le Parc ambitionne de poursuivre la protection des chiroptères (chauve-souris) à travers 5 objectifs :

  1. Préserver les stations à chiroptères en agissant en faveur de la fermeture de cavités souterraines à enjeux.
  2. Mettre en place une information dédiée auprès du grand public afin de le faire participer à la préservation des zones d’habitats en milieu bâti et permettre la reconnaissance de nouvelles zones.
  3. Diffuser l’information sur l’utilité et les bienfaits de ces mammifères nocturnes.
  4. Mettre en place un suivi de la mortalité des chiroptères au niveau des champs d’éoliennes et étudier les mesures pour en limiter l'impact.
  5. Assurer le suivi des populations en partenariat avec les acteurs du territoire, dans le respect de la quiétude des sites.